
On pourrait comparer le phénomène à ces débris satellitaires qui polluent les strates lointaines de l’atmosphère terrestre et qui se voient interdire leur passage kamikaze vers la surface par de subtils filtres protecteurs, similaire à une couche d’ozone et qui, comme elle, possède ses failles et ses trous.

Je peux comprendre les croyants qui se battent pour qu’on ne banalise pas leur foi, qu’on ne l’enrégimente pas dans un banal compartiment de choses à savoir parmi tant d’autres. Je comprends ainsi ces parents qui se battent en Cour pour que leurs enfants ne soient pas «pollués» par des idées qui, au minimum, relativiseront les doctrines qu’ils tentent d’inculquer aux jeunes cerveaux qu’ils ont fait naître.

Le temps est particulièrement doux à Montréal. L’hiver, tout compte fait, n’a pas de prises sur le bitume huileux de la métropole qui n’en poursuit pas moins sa course.

Lorsque les coïncidences arrivent à point, on parle volontiers de synchronicité, terme chéri par Jung qui a vu comme d’autres avant lui que, dans le mouvement des corps célestes résidait une sagesse sans noms, qualificatifs ou verbes.

Il est ce temps de l’année où un léger malaise s’empare de mes pensées. Une pile de documents de toutes les formes et de toutes les couleurs attend d’être classée, calculée.

Les travaux avancent. Ce qui devait, au départ, n’être qu’un rafistolage d’une pièce s’est transformé en un chantier un peu plus important. J’aurai un bon placard, un autre pour un éventuel congélateur, le mur donnant sur le voisin aura été insonorisé et le circuit électrique refait.

Une autre journée à retoucher le Rimmel du quotidien, d’autres heures à parfaire le vernis des bonnes manières, à récurer les tâches, laver les devoirs, étendre les espérances.

La caissière me sourit et commence à passer les objets en face du scanner. Elle s’arrête devant ma bouteille de shampooing contre le psoriasis.

L’hiver a à peine débuté qu’il ressemble déjà au printemps. Il a plu abondamment hier soir; les rues sont maintenant glissantes, beaucoup de passants, malgré leur prudence, en sont réduits à se relever péniblement, le vêtement mouillé et le réveil finalement bien amorcé. La neige ressemble à une farine souillée, impropre au regard ou à la consommation. L’air ne charrie aucune odeur particulière, le soleil réussit à déchirer la ouate sale du ciel. C’est un petit mardi comme les autres; je m’endors déjà, assis à l’indienne sur mon lit à écrire ces quelques lignes. Je pourrais dire que je n’ai rien à dire, car le travail m’attend. Mais voilà que j’en ai déjà dit beaucoup.
Mes mots, comme cet hiver maussade, tentent tant bien que mal de passer au travers la saison.
ici c’est pareil la neige est couverte d’épines des Grands-Pins car il y a eu du vent,ca patine dans la cour Benny a garoché de la petites roches et Jean-Guy lui a étendu de la cendre dans la cote,temps gris et triste mais celà nous protège peut-être des radiations que le soleil déploie dans l’atmosphère qui sait? bonne semaine :-)
— laurette · jan 24, 14:33 · #