Falaise

Falaise

French

ISBN : 978-2-89649-527-6 | 314 pages | 27,99 $ | | VLB Éditeur

Disponible chez votre libraire ou au format ePub

Éle­vés dans l’utopie de la libé­ra­tion sexuelle, Serj, Yvonne, Héloïse et Xavier nour­rissent depuis long­temps une haine tenace envers leurs parents. De retour dans la mai­son fami­liale pour les funé­railles du père après quinze ans d’exil, les quatre enfants cherchent à faire la paix avec leur pas­sé tout en réap­pre­nant à vivre. Mais dans ce théâtre de débauche, de trom­pe­rie et de que­relles, les gestes du quo­ti­dien comme les débor­de­ments du désir semblent orches­trés par un met­teur en scène reve­nu d’outre-tombe pour leur rap­pe­ler que le fruit ne tombe jamais bien loin de l’arbre.

Critiques

Malaise

Malaise (4 étoiles sur 5, La Presse +)

Par­fois, il y a des secrets de famille qui devraient res­ter cachés. Mais bien sou­vent, mieux vaut cre­ver l’abcès, quitte à remettre plu­sieurs vies en ques­tion. Il s’agit là de la pré­misse de Falaise, qua­trième roman du Mont­réa­lais Guy Ver­ville. Réunis pour les funé­railles d’un célèbre père dis­tant et volage, ses enfants confrontent leur mère et res­sassent les rai­sons qui les ont pous­sés à aban­don­ner le nid fami­lial plus d’une décen­nie plus tôt, à tra­vers de très courts cha­pitres cen­trés sur l’un ou l’autre des membres de la famille. Au menu, la sexua­li­té et l’infidélité omni­pré­sentes des parents, à l’époque, et les bles­sures qui peinent encore à cica­tri­ser. La ten­sion sexuelle des per­son­nages, habi­le­ment fice­lée par l’auteur, ne fran­chit jamais la vul­ga­ri­té, mal­gré l’apparente insou­ciance de cha­cun et les malaises sou­le­vés qui pour­raient être à eux seuls le sujet prin­ci­pal du livre. Si on assiste à une énième quête du père qué­bé­cois, la pro­fon­deur des pro­ta­go­nistes, tout comme leurs fai­blesses, leurs déci­sions et ulti­me­ment leur égoïsme constant rendent cette « bande de tarés », pour citer l’un des per­son­nages secon­daires, dia­ble­ment attachants.

Source

Jean-François Villeneuve, La Presse + (2015/03/01)

Belle découverte!

Une très belle découverte !

Pré­misse sombre s’il en est une ! Suite à la mort de leur père, deux frères et deux sœurs sont réunis chez leur mère qu’ils n’ont pas vue depuis bien­tôt quinze ans. Dès le départ, un cer­tain mys­tère plane sur la cause de cet exil : le père était volage et violent à la fois, mais il semble que le pas­sé cache des eaux encore plus troubles. Grand amant, lit­té­ra­le­ment, du liber­ti­nage propre aux années 60, le père s’était créé un para­dis dans lequel les enfants ne se retrou­vaient que peu et où l’amour à tout vent cachait une clan­des­ti­ni­té par­fois glauque.

Serj, Héloïse, Xavier et Yvonne se retrouvent donc en com­pa­gnie de leur mère et de sa sœur pour cre­ver un abcès auquel il était plus que temps de s’attaquer. Cha­cun se pré­sente ain­si avec son lot de secrets et de sou­ve­nirs. Xavier qui espion­nait les orgies aux­quelles par­ti­ci­paient ses pa-rents pour mieux contem­pler le corps des hommes qui le fas­ci­nait. Yvonne, aigrie par les occa­sions man­quées et un bon­heur qui lui échappe. Héloïse qui semble éprou­ver une cer­taine nos­tal­gie pour un pas­sé dont elle n’est pas cer­taine qu’il ait réel­le­ment exis­té. Serj, méde­cin légiste, habi­tué de recher­cher la véri­té au cœur de chairs ano­nymes, mais qui pour­tant demeure un mur qua­si impé­né­trable, ne lais­sant rien fil­trer quant à ses craintes, ses aspi­ra­tions et sur qui se porte son désir. Et pour­quoi le bureau pater­nel porte-t-il des scel­lés ? Avec une telle entrée en matière, on pour­rait s’attendre à un ton très sombre, mais l’auteur, Guy Ver­ville, navigue éton­nam­ment bien entre des émo­tions sou­vent contra­dic­toires pour évo­quer avec brio un tis­su de rela­tions com­plexes et de véri­tés, grandes et petites. Une très belle découverte !

Benoit Migneault, Fugues (2015/04/29)

L’ADN de l’amour et de la haine

L’ADN de l’amour et de la haine

Bien que Falaise soit son qua­trième roman, c’est la pre­mière fois que je découvre Guy Ver­ville. Le sujet du livre m’a atti­ré, soit quatre enfants éle­vés dans l’utopie de la libé­ra­tion sexuelle, qui reviennent à la mai­son après quinze ans d’absence pour les funé­railles de leur père. Cha­cun découvre qu’il n’est pas facile de faire la paix avec son passé.

Serj, Yvonne, Héloïse et Xavier ont eu des « parents com­ba­tifs, jouis­seurs, artistes et sur­tout grotesques ».

André et Diane ont éle­vé ces quatre enfants sans savoir com­ment les aimer. Ils ont lais­sé des démons per­vers rôder autour, des men­songes s’infiltrer entre les quatre murs et des véri­tés s’accrocher « dans les pla­cards fer­més à clé ».

Enfant, Xavier a exa­mi­né ses parents par le trou de la ser­rure ; il a trop vu André et Diane « pour les admi­rer, les com­prendre ou les aimer. » Quant aux autres, l’enfance a été un leurre, une mau­vaise pensée.

Le tes­ta­ment d’André sti­pule que ses avoirs ont été pla­cés dans une fidu­cie. Tous ceux qui pré­tendent être ses enfants, et qui espèrent obte­nir quelque chose, devront pas­ser un test d’ADN. Et l’auteur d’ajouter que « la haine et l’amour forment un cha­pe­let confus d’ADN ».

Haine et amour se font constam­ment écho dans ce roman fine­ment cise­lé. L’auteur semble par­fois décrire com­ment un per­son­nage apprend à « homo­gé­néi­ser son aigreur ».

On entend sou­vent dire que demain est un autre jour, qu’il faut prendre ça « soixante minutes à la fois, et si pos­sible, une shot de gin au quart d’heure ! »

Le style de Guy Ver­ville joue sur plu­sieurs registres : sar­cas­tique, phi­lo­so­phique, poé­tique, éro­tique. Il écrit qu’André « pré­fé­rait voya­ger, illu­mi­né et gui­dé par les drogues, titu­bant sur les aro­mates du désir en gobant les paroles sinueuses de sirènes saisonnières ».

Tel que men­tion­né plus haut, les enfants ont été éle­vés à l’époque hip­pie, à l’ère du peace and love. Le ben­ja­min est un homo­sexuel bien dans sa peau, tou­jours prêt à jouir, même avec son frère bisexuel.

Xavier aime racon­ter ses aven­tures. Il explique com­ment, au lieu de faire ça dans les buis­sons, il aurait pu ame­ner le gar­çon dans une chambre d’hôtel, « lui faire l’amour en lui pro­met­tant qu’ils seraient heu­reux ensemble toute leur vie. Mais il est plus aisé de vider ses couilles que de désal­té­rer son cœur. »

Les enfants ont main­te­nant entre 41 ans et 52 ans. Per­sonne n’est marié. Curieu­se­ment, Yvonne et Héloïse ren­contrent l’élu de leur cœur lors de ce pénible retour à la mai­son familiale.

Même si le défunt père semble encore vou­loir mettre au pas les sur­vi­vants, les débor­de­ments du cœur échappent à son orches­tra­tion d’outre-tombe.

Falaise est un roman de 310 pages sans cha­pitres, tout au plus des sous-titres à chaque 2, 3, 4 ou 5 pages. Les états d’âme l’emportent le plus sou­vent sur les rebon­dis­se­ments spec­ta­cu­laires. Guy Ver­ville s’avère, ici, être un fin psychologue.

Source

Paul-François Sylvestre, L'Express, Toronto, (2015/04/11)

six auteurs à découvrir

Six auteurs à découvrir

À la mort de leur père, deux frères et deux sœurs retournent à la mai­son fami­liale, qu’ils ont déser­tée il y a 15 ans, où les attend leur mère. Des retrou­vailles à la fois joyeuses et amères…La famille pour­ra-t-elle se rac­com­mo­der ? Ce roman est lourd de secrets, de colère refou­lée, avec quelques petites craques lais­sant entrer la lumière.
Phrase-choc : « On n’apprend jamais à ne pas dire jamais, tout comme on se sur­prend sans cesse à espé­rer toujours. »

Source

Lisanne Rheault-Leblanc, Nightlife.ca (2015/04/11)

Troublant

Trou­blant

J’ai lu ce roman en quelques jours pen­dant mes vacances (OK, je l’avais com­men­cé un peu avant, ne pou­vant plus attendre). Les vacances à la place sont un moment idéal pour bien encais­ser cette his­toire très bien racon­tée et très bien fice­lée de Guy Ver­ville, mais aus­si très troublante.

D’abord, j’avoue que je suis un fan de l’auteur, ayant lu tous ses titres avec le plus grand des plaisirs.

Fin obser­va­teur de l’humanité, il cerne ses per­son­nages avec doig­té. Ceux-ci sont aus­si impar­faits qu’attachants, aus­si véri­tables que men­teurs, aus­si bons qu’égoïstes. Ils ne sont ni tout à fait blancs, ni tout à fait noirs, mais réso­lu­ment gris. Cela les rend crédibles.

Le titre Falaise est une belle méta­phore pour la chute d’une famille dys­fonc­tion­nelle, comme on en connaît tous. Diane, Rose, Héloïse, Serj, Xavier et Phi­lippe cultivent cha­cun un jar­din secret, en plus de par­ta­ger un secret de famille. Le tout éclate au grand jour après le décès de leur père quand il faut prendre connais­sance de son tes­ta­ment. Et même là, on sent que ces révé­la­tions ne sont pas entières, la trans­pa­rence n’est pas totale. On ne connaî­tra jamais les sen­ti­ments réels que les uns ont envers les autres, sur­tout ceux des enfants envers leurs parents. Le non-dit est très révé­la­teur dans ce mer­veilleux texte, car sou­vent ce qu’on dit n’a pas tant de signi­fi­ca­tion que ce qu’on ressent.

Je recom­mande cette lec­ture sans hésitation.

Source

Denis-Martin Chabot (2015/04/06)

Comme Zola

Pour ton der­nier roman, en plon­geant dans les pre­mières sec­tions, on note un tra­vail à la hau­teur des grandes publi­ca­tions NRF, c’est assu­ré, pas de doute pour moi. Sans tou­te­fois connaître tes influences lit­té­raires, moi j’y per­çois d’entrée de jeu un style qui peut se mesu­rer aisé­ment à Syl­vie Ger­main, Marie Ndiaye ou bien même Éric Fot­to­ri­no. Ça, c’est pour le style.

Pour le conte­nu, c’est-à-dire là où tu veux appor­ter l’émotion, tant pour nous que pour les per­son­nages, tu réus­sis à mer­veille à nous diri­ger vers des tra­jec­toires insoup­çon­nées, comme si nous avions tout à apprendre alors que jamais l’être humain ne peut nous être tota­le­ment trans­pa­rent. L’exemple que je vais te don­ner est plu­tôt clas­sique, mais bon, pour ma part, seul Zola maî­trise si bien cet art (ses per­son­nages baignent dans un capi­ta­lisme sau­vage alors que leur huma­ni­té demeure intacte). Et cet art se trans­pose dans ton livre avec les per­son­nages de Diane et ses enfants, puisqu’on ne par­vient jamais à la réso­lu­tion facile de leurs sen­ti­ments vis-à-vis leurs parents ; ils conservent leurs impul­sions enfan­tines et égoïstes à l’instar d’une Anne Frank pour ses parents, ou à la manière de l’enfance trai­tée par Nan­cy Hus­ton dans Lignes de faille ; or, leur condi­tion d’adultes (pour les per­son­nages de ton livre) les ramène sou­vent à la réa­li­té en lais­sant le lec­teur dans un sus­pens agréable ; agréable puisqu’en te lisant, on res­sent quelque chose d’extrêmement puis­sant : on te fait confiance. Et quand cette rela­tion de confiance s’installe natu­rel­le­ment entre le lec­teur et l’auteur, la lec­ture devient jus­ti­fiée et sur­tout agréable. 

Si j’ai pris du temps avant de par­ta­ger mes appré­cia­tions, c’est pour lais­ser mûrir en moi toute la ques­tion quant au trai­te­ment des dia­logues ; et, à ce titre, ton roman m’a per­mis de per­cer quelques réponses à cet égard. Le dia­logue en lit­té­ra­ture m’apparaît déli­cat, puisqu’il ne fait que diri­ger en sur­face l’émotion. C’est ce dont je me rends compte en par­cou­rant plu­sieurs livres au hasard. Comme dans la vraie vie, ce qui sort de notre bouche est sans grande impor­tance, alors que tout se passe dans les émo­tions res­sen­ties, dans notre tête. Je note que le dia­logue en lit­té­ra­ture est plus pré­pon­dé­rant peut-être lorsqu’il s’agit d’un trai­te­ment ana­ly­tique entre des per­son­nages, comme en fait usage Amé­lie Nothomb, par exemple. Mais tou­jours, lorsqu’il y a beau­coup de dia­logues, c’est très déli­cat dans le construit de la connais­sance. Pour ce qui est de la struc­ture de ton roman, j’ai pen­sé quelque peu à La Dame à la Licorne, de Tra­cy Che­va­lier ; tou­te­fois, pour cette der­nière, elle traite les dia­logues avec plus de par­ci­mo­nie et concentre davan­tage l’action dans l’esprit de ses per­son­nages ; même que dif­fé­rents per­son­nages peuvent se répondre les uns après les autres, mais tou­jours selon la pers­pec­tive d’un seul (pour cela, on n’a qu’à pen­ser à Jona­than Lit­tell dans son très célèbre Les Bien­veillantes. Mais l’exemple de Tra­cy Che­va­lier est de loin meilleur). Dans ton roman, avec cette construc­tion de sorte que cha­cune des sec­tions com­porte un titre, par exemple « La mère, les enfants », il aurait été facile d’opter pour cette voie où le dia­logue entre les per­son­nages aurait été engen­dré par l’esprit d’un seul per­son­nage. Enfin, la ques­tion est fort com­plexe. Et si le dia­logue est si déli­cat dans son trai­te­ment, c’est parce que l’auteur doit de prime abord, à mon avis, réflé­chir en amont sur toute la ques­tion épis­té­mo­lo­gique de son tra­vail, puisque c’est là où il décide, comme je le disais plus haut, du com­ment il va construire la connais­sance. Bref, c’est un très très long sujet qu’on pour­rait éla­bo­rer plus lon­gue­ment ensemble !

Je te féli­cite pour ce der­nier bébé ; c’est colos­sal comme tra­vail, on le sent, et j’admire ce cou­rage de publi­ca­tion, très sincèrement.

Jean-François Sonier (2015/04/06)

Puissant !

Tel que tu nous l’as deman­dé au lan­ce­ment, voi­ci mon petit compte-ren­du sur ton puis­sant livre FALAISE.

Je dirais que dès le départ j’ai été cap­ti­vée par tes per­son­nages. J’ai trou­vé ta struc­ture très éla­bo­rée. Ton cane­vas bien fouillé, tes ana­lo­gies pré­cises dans le temps et l’es­pace. Bra­vo ! On a l’im­pres­sion que ceux-ci sont réels, ce qui crée l’at­ta­che­ment dès le début du roman.

Je t’ai trou­vé sur­tout auda­cieux, vraiment !

En nous plon­geant dans les consé­quences de la révo­lu­tion sexuelle des années 60, tu mets en lumière un pan de la socié­té encore trop dis­cret. Sa réper­cus­sion sociale est ici démon­trée avec force, sen­si­bi­li­té et pré­ci­sion. On voit l’im­pact et les séquelles de ce temps de réjouis­sances qui se vou­lait un temps d’in­no­cence et de volup­tés. Tes audaces face à l’in­ceste m’ont trou­blé. Et je ne suis pas sur­prise que VLB se soit mon­tré pre­neur. J’ai repen­sé à Junior et à Julie dans l’Héritage.

J’ai ado­ré ton per­son­nage Serj, sur­pre­nant, intense, dis­tant et cen­sé. Tes per­son­nages fémi­nins sont tout à fait justes. Je me suis beau­coup retrou­vé dans Yvonne et dans Diane.

Ta plus jolie phrase, pour moi, est à la page 147 : Cela dure une deuxième heure, gour­mande celle-là, née de cette danse peau­fi­née des marées suc­ces­sives d’exis­tences qui, aux gens modernes et libres, donnent un savoir inné de l’a­mour physique.

Ouf.…superbe. Mais il y en a d’autres à tra­vers tout le roman. Bravo ! !

J’ai aimé ce style théâ­tral par lequel tu nous pré­sentes les per­son­nages et les situa­tions autour de la table, dans le bar, aux funé­railles etc.

[…]

Autre­ment, tout le reste est un pur bon­heur. J’es­père une suite…

Bra­vo et mer­ci Guy pour ta capa­ci­té de dire et de susciter !

Brigitte Vandal (2015/02/10)

C'est l'art!

Bon­jour Guy,

D’abord… MER­CI de m’avoir invi­tée au lan­ce­ment de « Falaise ». Je connais­sais ta tête de « gra­phisme » mais pas ta tête de « lit­té­ra­ture »… Quelle belle découverte !

Tu me disais lun­di soir, au lan­ce­ment, que tu aime­rais mon opi­nion suite à ma lec­ture d’un cer­tain pas­sage de paroles de femme dans l’histoire de tous ces per­son­nages… J’avais donc en tête qu’à un cer­tain moment j’arriverais à un pas­sage qui sem­ble­rait gauche sous la plume d’un homme qui vit sa sexua­li­té avec des hommes… Je suis arri­vée à la fin du livre en me deman­dant où pou­vait bien avoir été ce passage !

Pour­quoi peut-être dou­ter de l’authenticité des images uti­li­sées en décri­vant la sexua­li­té d’une femme ? Tu pou­vais très bien l’inventer de façon aus­si convain­cante que quand tu décri­vais les vieilles Diane et Rose qui culti­vaient des carottes dans leur jar­din. Pour­tant tu n’as jamais été une vieille femme qui cultive des carottes ! Tu n’as pro­ba­ble­ment jamais fait une autop­sie, mais tu m’as convain­cue dans ta des­crip­tion de Serj qui explique à un sta­giaire les étapes d’analyse d’un corps mort. De la même façon, je crois, tu as écris ce que toute per­sonne (homme ou femme) peut res­sen­tir face à ses fan­tasmes ou face à ses fan­tômes sexuels… Je crois que tu pour­rais écrire sur la vie sexuelle des dau­phins et je lirais le texte avec autant de plai­sir ! Comme tu m’as écrit, en encre noire sur la pre­mière page de ma copie du livre… : C’est l’art !

Tu sais quoi ?… Je réa­lise que dans mon extrême oppo­sé des per­son­nages de « Falaise », je suis peut-être aus­si mal outillée qu’eux pour faire face aux fré­quentes noir­ceurs de la vie adulte.… Parce que… moi, j’ai vécu une enfance enve­lop­pée d’amour à son méga maxi­mum. De parents pauvres, unis jusqu’à la mort, qui auraient don­né leur âme à leurs six enfants. MAIS, l’autre extrême s’impose : je suis arri­vée à ma vie adulte sans bagage pour savoir com­ment vivre avec la méchan­ce­té et toutes ses noir­ceurs.… Alors, quel est le meilleur outil pour la sur­vie d’une vie d’adulte ?… Est-ce de gran­dir dans la merde comme les per­son­nages de Falaise pour ensuite arri­ver à une vie d’adulte et com­prendre pour­quoi la vie est par­fois une merde ou, est-ce de gran­dir entou­ré d’un amour abso­lu pour ensuite arri­ver à une vie adulte par­fois aigre sans défense et sans anti­corps ? Rien n’est vrai­ment gagnant finalement.

Bof… Fina­le­ment l’être humain est une œuvre d’art ! Cha­cun l’interprète à sa façon et… on aime ou on n’aime pas.

Salu­ta­tions, À la prochaine.

J. C. (2015/02/01)

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