À la mer anglaise | Guy Verville
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Shakespeare

À la mer anglaise

Mon premier éditeur, le bel Antonio d’Alfonso, m’avait déjà dit, quelques années après la parution de mon premier livre, et devant le silence qu’on y avait accordé, que je devrais apprendre à écrire en anglais, le rythme et les oxymorons de mes phrases se prêtant, semble-t-il, davantage à Shakespeare qu’à Molière.
J’avais souri à l’époque, me voyant mal me diriger dans cette direction. Il faut dire que je n’ai jamais eu de direction dans mon existence. Les choses furent ce qu’elles devaient être et je ne crois pas avoir été maître tant que ça de mon destin.
Le temps à passé, les écrits sont demeurés en français. Si je ne pense pas écrire un autre texte d’importance, je demeure avec les petits pas que sont ces promenades irrégulières.
Une chose a pourtant changé, et c’est la technologie entourant la traduction. L’intelligence artificielle s’en même dorénavant et, à défaut d’être totalement humaine, réussit-elle à faire passer le message dans une autre langue.
Il m’est donc venu à l’idée la lubie de traduire mon site web. Le site Deepl offre le premier jet et l’application Grammarly peaufine le tout. Je n’ai pas encore décidé de payer pour la version premium et me contente de ce qui est gratuit, car loin encore de moi la prétention de traduire mes livres, c’est encore bien au-delà des budgets, des subventions et surtout de l’intérêt des autres.
Je ne sais pourquoi, il y a certes Mars à l’ascendant m’incitant à agir sur mon apparence, sur l’expression de mon masque. Il y aura dans deux ou trois ans Pluton qui se lèvera au descendant, indiquant un potentiel de l’arrivée de gens importants dans ma vie. En 2020 et 2021, j’aurai également le sévère Saturne préparer le terrain dans le même secteur, mais aussi l’épanouissant Jupiter. L’esprit scientifique rira de ces explications et se peinera de me voir ainsi consulter les augures de l’univers. Qu’à cela ne tienne puisque l’essence même de mon inspiration cherche à comprendre le rythme des êtres et des choses. La création est d’abord et avant tout une sorcière qui aura toujours le dessus sur la tromperie.
Je n’ai aucun objectif, aucune idée, aucun espoir. Je vis ce que j’ai à vivre.
L’exercice est, de plus, amusant et intrigant. Se lire dans une autre langue permet une distanciation qui n’est pas dépourvue d’apprentissage. Mon intention n’est pas d’écrire directement en anglais, mais plutôt d’augmenter le volume. Qui sait? Aide-toi et le ciel t’aidera, ont toujours dit les troubadours astrologues. J’ai ainsi le désir d’étendre les horizons, de jeter dans une mer plus grande les quelques papiers qui auront servi de dentelle à mes pensées.
En principe, si votre ordinateur est en français, le site web devrait automatiquement basculer dans cette langue. Sinon, choisissez dans le menu supérieur la bonne langue.

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