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Amour Amours

Modifié le : 2016/09/03

Avec nos oreilles aveugles, nous ten­dons l’écoute. Il se terre der­rière ces peaux vivantes qui nous inter­disent le pas­sage ; si on s’approche de trop près, il s’es­quive plus pro­fon­dé­ment à l’intérieur des terres de l’âme. Il est libre, ne se lais­se­ra pas si aisé­ment cap­tu­rer. S’il en est contraint, il n’hésitera pas à quit­ter le navire pour se réfu­gier dans le ciel du hasard.

Il est, elles sont comme le Petit Pou­cet, laissent des miettes pour qu’on ne perde pas leurs traces. Les amours sont nom­breuses. Ils sont elles et vice ver­sa. Les amours, les petits comme les grands, ont pour vie nos voyages. L’Amour, le grand soli­taire, n’envie rien à Machia­vel et sans cesse nous lui sacri­fie­rons nos bras, nos cœurs, et même la tota­li­té de nos vies.

Aisé­ment nous lui offrons nos cous, son glaive n’arrête pas. Et le plus mer­veilleux, c’est qu’ainsi, comme des volailles étê­tées, nous chan­tons sa gloire, cou­rons der­rière lui. Le pire dans tout ça, c’est que nos têtes repoussent et nous dan­sons, comme de beaux din­dons, de nou­veau vers l’échafaud.

L’Amour est une plai­san­te­rie, et mal­heur à nous si nous ces­sons d’en rire.

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