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Photo prise ce matin, le toit givré d'une voiture

En quête

Modifié le : 2019/08/08

La joie devrait, à mon avis, se vivre aus­si inten­sé­ment que la tris­tesse, les sens devraient boire chaque ins­tant de lumière comme si le plus petit des sen­ti­ments conte­nait la force d’un seul pho­ton. L’é­phé­mère a ceci d’ex­tra­or­di­naire qu’il est simple et inépui­sable. Il suf­fit de le cueillir et de s’y aveu­gler, s’a­breu­ver. Le défi réside sans doute à com­prendre cette soif ou à sépa­rer le bon de l’i­vraie, à res­ter franc et véri­dique. Notre liber­té d’é­mer­veille­ment est tout de même fra­gile, notre quête est per­son­nelle et peu peuvent la com­prendre, car peu écoutent.

Il y en a beau­coup trop pour rire, nar­guer ce que nous sommes. Il y a des rustres, mus par un venin qui macère dans leur cer­velle bles­sée, qui s’em­pres­se­ront de vous cou­per la tête, de vous mordre jus­qu’à la mort de vos espoirs.

Le réflexe sera de leur ren­voyer la vio­lence qu’ils veulent. Je pré­fère insis­ter autre­ment, chan­ger de route, à moins qu’ils n’em­pruntent aus­si le même sen­tier pour me har­ce­ler davan­tage. Alors je peux me retour­ner et les tuer, car ma quête ne tolère pas les obstacles.

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