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La vie tarot

Chaque sai­son que sont les heures apporte son lot de décou­vertes. J’oublie trop sou­vent le pas­sage du temps. J’halte en pen­sant me mou­voir. J’ai réus­si, tel un empe­reur, à asseoir mon influence par des actes pas­sés. Je pos­sède cette force timide d’un com­bat­tant obstiné.

Il est aus­si des sai­sons plus longues, qui englobent les heures et les semaines, qui avalent aus­si les années. Alors, avec la fatigue, comme des eaux frap­pant la falaise, je m’éveille de nou­veau dans la nuit lunaire de mon âme.

Ado­les­cent, j’écrivais des lettres-fleuves à un ami. Jeune adulte, je me suis inté­res­sé à la magie et à la poé­sie. Puis il y a eu la grande sai­son des expé­riences qu’il serait trop égoïste de racon­ter ici. Tout au plus puis-je pen­ser que je m’y suis bai­gné, per­du, enivré, puis redécouvert.

Main­te­nant, la roue semble tour­ner encore un peu. La lune me rap­pelle à l’ordre des émo­tions qui som­meillent tou­jours en moi, fidèles, insis­tantes comme un crabe. Je ne sau­rais m’éloigner des sym­boles, de la lumière et des ombres. Je suis fait pour vivre épou­mo­né, à me sou­mettre au bon­heur des saisons.

Je ne peux deve­nir maître de mon des­tin qu’en m’y sou­met­tant. Voi­là le grand para­doxe, la grande illusion ?

Peut-on se fier aux poètes ?

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Commentaires

  • creeriTafqO

    creeriTafqO 2020/12/16 14:00 0

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