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Les chemins gris

Modifié le : 2019/08/07

La sai­son actuelle demeure grise. Les cou­leurs sont habi­tuel­le­ment arti­fi­cielles ou exa­gé­ré­ment vivantes. Le temps donne tan­tôt de la neige, tan­tôt de la pluie, et sur­tout un ciel cou­vert d’une ouate mal lavée.

C’est un temps maus­sade, pour­tant dou­ce­reux, c’est un quo­ti­dien alour­di par des détails com­pli­qués. C’est comme l’absence de miracle, un désert silen­cieux, des prières adres­sées à un phé­no­mène qui dépasse mon entendement.

La cha­leur humaine ne sort pas de sa coquille. Il y a davan­tage de sou­rires et de pas­sions, même des guerres, sur Inter­net que dans les rues de Mont­réal. Ailleurs, dans le monde, du sang coule réel­le­ment. Mais nous sommes loin de la Syrie, des afghans et autres âmes en ébul­li­tion. Oh, il y a bien sûr des meur­tris­sures dans nos régions tran­quilles. Mais c’est assour­di par les murs épais du pro­grès ou de notre lassitude.

Il y a de ces jours où j’oublie que j’ai, entre mes mains, la palette de cou­leurs de mon destin.

Classé dans :Syriedestinquotidien

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