altPicture1094331262

Les épidémies radioactives

Modifié le : 2019/07/30

Si quelques atomes entre­cho­qués peuvent anéan­tir une ville entière, ima­gi­nons la puis­sance des drogues qui coulent dans nos veines. Je m’étonne faci­le­ment, ma pen­sée est radio­ac­tive et instable. Le pour­tour d’une lampe me rap­pelle les lèvres amères d’un vol­can, le contact d’un corps annonce une épi­dé­mie de sensations.

Regar­dons autour de nous. Les objets tran­quilles sont des bombes qui ne retardent rien. Obser­vons les gens qui passent, les gestes qui se créent, les bles­sures, les amours, les espoirs qui s’enveniment pour des pas­sions. Contem­plons la lune, les astres, les mons­trueuses galaxies larges de quatre mil­liards d’années-lumière. Oui, quatre mil­liards d’années-lumière pour les tra­ver­ser, les unes après les autres.

Quatre fois des mil­liards fois des tril­lions fois mille qua­drillons d’explosions ver­ti­gi­neuses. Nous sommes infi­ni­ment petits, certes, mais cha­cune de nos cel­lules est por­teuse, puis­sante, capable. C’est un grand fris­son que de le savoir, une étrange tris­tesse de n’en rien faire, un tra­gique para­doxe de pou­voir autant tuer que procréer.

C’est en deve­nir trou­ba­dour et fou des heures simples qui nous sont octroyées.

#1a3958
#1a3958