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L'hiver est arrivé. L'heure des comptes. L'attente.

Modifié le : 2019/08/06

C’est un peu tou­jours comme ça, l’hiver arrive gros­so modo durant les Fêtes. Il y aura certes un redoux, mais dans l’esprit de beau­coup, cette période marque la fin de la récréa­tion. Jan­vier et février nous ferons goû­ter à leur méde­cine, mais ça ne sera pas plus mal.

La lumière du ciel, en hiver, récon­forte tout de même. Je pré­fère ce bleu gla­cial à une gri­saille plus pari­sienne. Je me pro­pose d’ailleurs de prendre véri­ta­ble­ment congé de mon ordi­na­teur et de mes envies infor­ma­tiques, ne serait-ce qu’une jour­née, et irai, cet après-midi, sur le mont Royal.

Je viens de faire mes comptes. L’année aura été bonne finan­ciè­re­ment, mais sans plus. Je devrais mettre mes finances dans des mains moins gour­mandes que les miennes…

J’ai une avi­di­té d’artiste bour­geois. Je vis éga­le­ment tou­jours dans cette attente humble de celui qui a sou­mis un texte à des édi­teurs qui prennent natu­rel­le­ment leur temps. Voi­là main­te­nant deux mois que j’ai leur ai envoyé Les Mailles san­guines. C’est encore court, d’autant qu’il y a la fébri­li­té des nom­breux salons du livre. Je ne pos­sède pas vrai­ment d’expérience de sou­mis­sion de manus­crits. J’ai été rela­ti­ve­ment chan­ceux à ce sujet, des hasards m’ayant mis sur la route des bonnes personnes.

Je n’ose réou­vrir ce texte, mais j’ai du mal à pen­ser à autre chose. Je suis prêt à le rema­nier, à le peau­fi­ner, à le rendre encore plus beau. Je me dis que, si à la fin de jan­vier, on le refuse ou même, pire, on l’ignore bête­ment, je me conso­le­rai en le révi­sant à nou­veau et, obs­ti­né­ment, croi­rai qu’il vaut la peine d’être publié.

J’aurais peut-être dû com­mu­nier à la messe de minuit pour plaire au bon Dieu… Ça marche encore, ce truc ?

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