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Lueurs

Modifié le : 2019/07/13

Mes pro­me­nades vers mon tra­vail ne sont pas toutes égales. Il y a de ces jours sans pen­sées, il y a aus­si ces nuages dans mon som­meil et mes espé­rances. Puis il y a ces lueurs mati­nales, faites pour le plai­sir de l’œil qui s’abreuve de détails évanescents.

Il n’est pas néces­saire de tou­jours avoir un but dans la vie, une direc­tion à ses marches. Il n’est pas tou­jours utile de pen­ser. Suf­fit de se taire et de regar­der. Suf­fit d’abdiquer aus­si, com­bien de fois l’ai-je répé­té ici ?

Il y a de ces jours pour avoir des dési­rs, et même par­fois pour son­ger à la fuite. Il y a de ces heures immo­rales dans nos têtes, ces calen­driers qui n’en finissent plus de fondre devant nos yeux jusqu’à l’ultime date.

Puis il y a ces lueurs tran­quilles, humides, du matin qui s’évaporent comme des novae silen­cieuses en contraste avec nos cœurs haletants.

Il y a cette éton­nante lumière dans nos yeux. Nos vies peuvent être calmes. Il y a cette bru­tale fin qui, durant toutes ces heures qui nous habitent, attrapent les vieilles âmes. J’imagine entendre ce bouillon­ne­ment de nais­sances et de déchéances, ce fond sonore hyper­bo­lé de l’univers.

Encore tous ces grands mots, uni­vers, exis­tence, temps.

Il y a de ces prières qui se passent de mots. L’œil est apte à déchif­frer de dif­fé­rentes lec­tures. Les matins sont si beaux lorsqu’ils éclosent en nous.

J’écris à la queue leu leu mes médi­ta­tions. C’est ain­si que je marche mon temps.

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