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On aura marché sur Terre

Modifié le : 2019/08/06

On aura à Mont­réal un filet blanc pour Noël. La nuit aura été gla­ciale, mais cela se radou­cit. Dans quelques heures, je renoue avec la tra­di­tion de la messe de minuit-qui‑n’est-plus-à-minuit-car-maintenant‑c’est-trop-tard-pour-prier-le-bon-dieu.

Je n’ai jamais eu la fibre des évé­ne­ments pro­gram­més et ça ne s’améliore pas (ou dété­riore, c’est selon) avec le temps. Noël est pour moi la période où mes clients s’en vont en vacances en me lais­sant de l’ouvrage à faire durant leur absence. La fin de l’année est éga­le­ment le temps de voir com­bien je devrai payer à l’impôt et me deman­der s’il ne me fau­drait pas faire une quel­conque dépense pour le « bureau ».

Les Fêtes marquent le temps qui passe, et c’est le moment de nous sou­hai­ter d’autres bons pas sur la Terre. Qu’adviendrait-il si, au quo­ti­dien, on s’en sou­hai­tait tout autant ? Et si, au fil du temps, nos « bon­jour » et nos « bonne soi­rée », « bonne nuit » étaient for­mu­lés avec fer­veur, voire avec spiritualité ?

Et si la vie, notre trace, deve­nait le sacer­doce renou­ve­lé de trou­ver notre bon­heur et celui des autres ?

Nous n’aurions plus besoin de Noëls ni de jour de l’An pour nous le rap­pe­ler ? Peut-être pas. Après tout, toutes les occa­sions sont bonne pour prendre un petit verre…

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Classé dans :Noël

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