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Pendant ce temps sur la Terre

La jour­née d’hier fut pro­pice à la détente. Comme à chaque prin­temps, et peut-être davan­tage pour celui-ci, les gens se sont vêtus de non­cha­lance et, tels des oiseaux migra­teurs reve­nant d’un long voyage, ils se sont repo­sés près d’un cours d’eau.

Je me suis pro­me­né, moi aus­si, tout d’abord par néces­si­té, car je devais aller cher­cher mes médi­ca­ments à la phar­ma­cie, puis ensuite parce que, moi aus­si, j’avais envie d’un peu d’air.

Il y avait beau­coup de monde un peu par­tout, au point de sen­tir tout de même le dan­ger de la conta­gion qui rôde encore autour de nous. Les gens ne sem­blaient pas pré­oc­cu­pés outre mesure, assis les uns contre les autres sur tout ce qui pou­vait ser­vir de banc sec. Nombre d’enfants n’avaient même pas de man­teau, bouillon­nant de vie comme jamais, comme lorsqu’on a enfin le droit d’aller dehors sans por­ter un quel­conque sca­phandre fait maison.

La bataille n’est pour­tant pas ter­mi­née, mais l’heure était à la pause soleil, à la boue et aux rivières à évi­ter dans la neige fracturée.

Pen­dant ce temps, on explore Mars avec de meilleurs yeux. En 2030, on aura même droit à des échan­tillons. C’est encore loin dans le temps. D’ici là, com­ment sera notre pla­nète ? Non­cha­lante, à feu et à sang, tou­jours la même avec ou sans la race humaine ?

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