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Post-scriptum shakespearien

Je me réserve un autre temps pour par­ler de choses sombres. Hier encore, comme un post-scrip­tum à sa propre fin, l’hiver est reve­nu dépo­ser une grosse neige sur ce qui était éclos. Une ouate gluante décore main­te­nant les arbres, un exos­que­lette de glace court le long du fer for­gé. L’air n’est plus à la ten­dresse et au prin­temps. On se remet une petite laine en atten­dant que ça passe. On fait doci­le­ment le dos rond. Les vigne­rons ne le voient pas du même œil. C’est que les vignes, lorsqu’elles se réveillent, sont d’une fri­lo­si­té. Mais nous, qui appre­nons à vivre avec les variants de la covid, on a bien d’autres piqûres à espé­rer et celle du froid n’est que de la petite bière com­pa­rée aux his­toires d’horreur et de thromboses.

Tout fini­ra bien par pas­ser, et nous avec. Et cette lan­ci­nante pesan­teur sur la déli­ca­tesse des fleurs, ma foi, c’est si shakespearien…

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