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Refaire ses marques

Modifié le : 2016/09/18

Je ter­mine déjà presque deux semaines chez mon nou­vel employeur. On s’imagine aisé­ment le chan­ge­ment de rythme, les nou­velles cou­leurs horaires. J’ai dû éga­le­ment ter­mi­ner, le soir, des tra­vaux de mes anciens clients, qui le sont tou­jours un petit peu. Ils ont été com­pré­hen­sifs et j’ai pu ain­si rendre à terme les projets.

J’aurais beau­coup à dire, mais pour le moment, je ne suis que fati­gué. Le virage à cent-quatre-vingts degrés s’est fait sans heurts. Les nou­velles habi­tudes prennent rapi­de­ment racine. J’aime ain­si mar­cher le matin vers le bou­lot. Trente minutes à peine, le soleil est tou­jours au ren­dez-vous, devant moi. L’air dou­ce­reux de sep­tembre m’accompagne.

Je n’ai pu rien faire d’autre que de tra­vailler et, ce week-end, suis allé ren­con­trer à Qué­bec une amie que je n’avais pas revue depuis 30 ans, atteinte d’un impor­tant can­cer. J’y suis allé avec… mon pre­mier amour, d’il y a trente ans. Double retrou­vaille. J’aurai l’occasion d’y revenir.

Je n’a pas chan­té, je n’ai pu chan­ter. Demain, je me pré­sente devant le pro­fes­seur sans avoir pu répé­ter quoi que ce soit d’autant que je lutte contre les virus que les soixante-dix employés de Spi­ria semblent s’amuser à dis­per­ser dans l’air à force, les uns après les autres, d’éternuer.

Je ne suis pas en cage, je suis enré­gi­men­té dans quelque chose de nou­veau. La pous­sière retom­be­ra bien assez vite, je pour­rai de nou­veau prendre le temps de pho­to­gra­phier la vie.

Je suis content de ce qui m’arrive. Seule décep­tion : VLB a déci­dé de retar­der à l’automne 2014 la paru­tion de mon roman. Je l’aurai eu long­temps dans les pattes, ce texte. Bien heu­reux, dit-on, celui qui sait attendre. Pour le moment, je n’ai le goût que de dor­mir et rêver à un hori­zon étale, calme, et à la paie régu­lière. Qui vivra, ver­ra vraiment.

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