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Remettre à la soupe ces mots durs à cuire

Modifié le : 2019/07/29

Mon ami Per­ig a déjà révi­sé 70 pages des Mailles san­guines. J’ai les pages devant moi, y ai jeté un coup d’œil hier soir, au retour de la cho­rale. Ce texte me semble si étran­ger main­te­nant. Il est donc grand temps que je m’y recolle en ten­tant d’y extraire le plus pos­sible de sco­ries. Cette écri­ture, qui s’est éche­lon­née sur sept années dis­pa­rates, est donc loin d’être ter­mi­née. Je veux ce roman aus­si poli qu’un dia­mant. Peut-être fau­drait-il, pour ce faire, effa­cer la tota­li­té des mots écrits. Peut-être je m’obstine pour rien. Peut-être…

Je n’ai tou­jours pas de nou­velles de l’éditeur. Qu’à cela ne tienne. S’il accepte de publier cette his­toire, je pour­rai lui four­nir un exem­plaire en bon ordre. Per­ig est conscien­cieux et j’aime beau­coup ce regard venu de France. Pas un mot ne semble échap­per à son exa­men. Il ne com­prend pas cer­taines expres­sions (dont « sno­reau »), c’est dire com­bien les rives de nos voca­bu­laires se sont élar­gies. Mais la com­pré­hen­sion demeure, l’émotion aus­si. Il semble aimer sa lec­ture, c’est déjà un début.

Je me dois de relire, revoir ce texte avant qu’il ne m’appartienne vrai­ment plus. Sur le métier, il faut remettre son ouvrage et se moquer du temps qui reste.

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