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Remise du manuscrit

Modifié le : 2019/07/20

Ai retour­né ce matin le manus­crit à mon édi­trice. Voi­là main­te­nant douze jours que je consa­crais la plu­part de mon temps libre à revoir non pas un seul manus­crit, mais deux. On avait, en effet, chez VLB, uti­li­sé l’avant-dernière copie du texte pour effec­tuer les cor­rec­tions. Rien de dra­ma­tique en soi, puisque le texte n’avait pas été si retou­ché que ça, mais suf­fi­sam­ment tout de même pour que je doive lire en paral­lèle leurs cor­rec­tions et mon texte dit final.

J’avais çà et là enle­vé des pas­sages, créé d’autres, modi­fié la struc­ture de trois cha­pitres. Mon édi­trice me ren­ver­ra le tout d’ici deux semaines. Ce sera alors la der­nière lec­ture dans le docu­ment Word. Sui­vra l’étape de la mise en pages et, de là, une der­nière véri­fi­ca­tion. C’est dire le nombre de fois que l’on doive relire un texte au point d’en avoir une légère nau­sée ou une insa­tis­fac­tion gran­dis­sante, car plus on aus­culte, plus on doute.

Le lecteur/​la lec­trice ne ver­ra pas tout cela, ne sau­ra dire qu’il y a eu répé­ti­tion ici, inco­hé­rence là. Les yeux vont habi­tuel­le­ment trop vite, l’émotion col­mate ces fis­sures. Rien, bien sûr, n’est par­fait. Ces relec­tures ont éga­le­ment un effet étrange en moi ; elles me rendent moins sociables, sen­sible aux rêves, à l’imaginaire. Mon esprit repart à la chasse de nou­velles idées, j’aimerais pou­voir pos­sé­der ce luxe du silence quo­ti­dien pour pou­voir écrire et écrire. Et même si cela me rend aso­cial, je n’en désire pas moins ren­con­trer des gens pour qu’ils me nou­rissent de leurs his­toires. J’ai deux ou trois idées de romans, je ne sais encore vers quoi s’arrêtera mes choix. J’ai du mal, certes, à déta­cher ma vie de mon écri­ture. Il me faut pour­tant trou­ver des per­son­nages qui pour­ront par­ler à ma place.

Qu’à cela ne tienne, pour le moment, lais­sons encore toute la place à Falaise. D’ici une semaine, on me pro­met une cou­ver­ture. Ça, j’ai hâte ! C’est le début de l’objectivation, de la mise en scène et le début du total déta­che­ment. Pour le moment, je ne crains ni les cri­tiques ni l’indifférence. Est-ce de la sagesse ? Sans doute seule­ment la connais­sance du com­ment ça se passe dans ce petit monde. Ne rien attendre et tout vien­dra peut-être. 

Pour­sui­vons les heures, le bon­heur se lape en petites secondes.

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